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> Salon-de-Provence, collectivité exemplaire Télécharger la plaquette ici
La ville étant engagée dans la démarche Agenda 21, la collectivité se doit de montrer l'exemple dans son fonctionnement quotidien, en terme d'éco-responsabilité. Une formidable occasion pour les services municipaux de travailler sur un programme collectif et de développer une culture d'entreprise publique.
C'est pourquoi, un groupe de projet interne pour « une collectivité exemplaire » s'est mis en place.
Composé de 53 agents municipaux volontaires, il a établi un programme d'actions interne, partagé et validé par les élus. Le programme, "pour une collectivité exemplaire et éco-responsable dans sa pratique" est structuré en 18 actions articulées en 6 orientations et constitue le 6ème axe de notre Agenda 21 local.
1 - Mettre en place une politique d’achats durable.
Aménagement, construction, réhabilitation, équipement, transport, énergie, fluides.
La commande publique constitue un levier important pour traduire concrètement en actes de développement durable, la structuration des filières économiques qu’elle implique, l’exemplarité de l’administration qu’elle génère et le développement d’une offre de service plus solidaire et
responsable.
La réforme du code des marchés publics inscrit le développement durable comme pouvant être pris en compte dès la détermination des besoins à satisfaire.
La collectivité a déjà passé de façon ponctuelle des commandes selon des critères environnementaux ou sociaux, il est possible d’aller plus loin en développant une véritable politique d’achat tous secteurs confondus, affirmant le développement durable comme un des axes majeurs. La mise en oeuvre de cette orientation stratégique nous conduit à introduire des critères sociaux, environnementaux, éthique ou de coût global dans les marchés passés.
2 - Optimiser l’utilisation de l’énergie et des fluides.
Gestion économe et sobre des flux, gestion différenciée visant à réduire l’usage de l’eau et des produits à fort impact sur l’environnement.
La question énergétique est l’un des enjeux majeurs du XXIe siècle.
Qu’elle soit individuelle ou collective, l’activité humaine, par ses excès, provoque des pollutions et crée des gisements de déchets de toute sorte.
L’enjeu de cette orientation consiste à imaginer de nouvelles formes de consommation plus économe, plus sobre, moins polluante et plus responsable dans l’utilisation de l’énergie et des fluides.
Pour faire du développement durable une réalité au sein des services municipaux, plusieurs chantiers devront être conduits :
- fédérer l’ensemble des agents à ces enjeux essentiels et instaurer une gouvernance des économies de fluides et d’énergie,
- connaître précisément l’état des lieux des consommations liés à l’activité de la collectivité et de ses agents,
- développer une approche globale du fonctionnement et de l’usage des équipements,
- accroître les compétences « éco-conception » des agents au regard des missions et des métiers qu’ils exercent …
3 - Optimiser la production de déchets et optimiser leur valorisation.
Inventaire, réduction à la source, collecte, traitement, valorisation, recyclage.
L’activité de la collectivité puise dans des ressources qui ne sont pas inépuisables. L’enjeu du développement durable revient à imaginer de nouvelles pratiques de consommation, moins polluantes, plus économes, innovantes quant à la gestion des déchets, plus responsables dans la
relation entre finalité d’usage et produit.
4 - Maitriser les déplacements des agents et réaliser un Plan de Déplacement Administration.
Limiter les émissions de gaz à effet de serre, réduire l’utilisation de carburant fossile.
Depuis quelques années, la collectivité souhaite encourager ses agents à utiliser régulièrement les transports en commun et le vélo pour participer à l’effort collectif de réduction des pollutions atmosphériques engendrées par l’utilisation des véhicules individuels, résoudre les problèmes liés à l’insuffisance des emplacements de parking et rationaliser les dépenses tant des ménages que des services sur le poste « frais de transport ».
A cette fin, elle a mis en place des mesures incitatives pour diversifier les modes de déplacements de ses agents :
- création d’une flotte de vélos de service disponibles dans l’ensemble des sites de la collectivité,
- acquisition de véhicules propres…
Si ces premiers pas sont encourageants, le groupe de travail « collectivité exemplaire » souhaite renforcer et amplifier les efforts destinés à réduire le nombre de kilomètres parcourus en voiture, tant pour les déplacements domicile/travail, que pour les déplacements professionnels.
Sans remettre en cause la liberté d’aller et venir, qui reste une liberté fondamentale à laquelle chaque citoyen/agent est attaché, il n’en reste pas moins nécessaire de penser les déplacements autrement et plus sûrement, limiter l’utilisation individuelle de la voiture par tous les moyens.
5 - Valoriser et diffuser les bonnes pratiques des agents, renforcer les compétences.
Information, formation, communication, citoyenneté, culture.
Etre à l’écoute des agents, identifier les contraintes inhérentes aux postes, repérer les motivations ou les centres d’intérêt sont autant de leviers qui nous font avancer collectivement.
C’est pourquoi, il est important de donner toute sa place à l’échange, au dialogue, à l’expression des questions de chacun.
S’engager dans une démarche de développement durable nous donne l’occasion d’interroger à la fois les enjeux spécifiques par secteur, mais aussi de les mettre en perspective.
Parmi toutes les actions déjà mises en oeuvre, celles qui sont les plus interactives produisent les meilleurs résultats, c’est pourquoi il est important de les faire connaître et de valoriser les équipes à l’initiative de changements.
6- Améliorer le bien être des agents au travail et la qualité des locaux.
Solidarité, insertion sociale et intégration professionnelle, lien entre les générations.
Le travail est au centre de la vie sociale, l’activité professionnelle doit contribuer à l’accomplissement personnel.
Pour conserver un personnel performant et en bonne santé, toute la sphère de l’environnement du travail est questionnée : bruit, ventilation, ergonomie, flexibilité, polyvalence, travail d’équipe, communication interne, hygiène, sécurité…
D’autres facteurs sont au coeur de l’intérêt du groupe, il s’agit du dialogue social interservice, de l’organisation de la démarche de projet, d’échange, de réflexions, que l’on pourrait résumer dans deux phrases : améliorer l’accès à l’information pour tous, développer une culture « d’entreprise » partagée (mairie, CCAS).
Elle doit mettre en oeuvre avec ses agents en lien avec les partenaires sociaux et la médecine du travail, les conditions du dialogue social autour des enjeux et l’urgence d’un développement durable plus et respectueux du « bien être » collectif et individuel.
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